12 avril 2008

A.Citroen

HOMME.

L'homme

Citroen

Quand un nom devient une Marque, il entre dans l'histoire. La notoriété est le fruit de sa reconnaissance, la pérennité, le reflet de son adaptation. Citroën est entré dans l'histoire dès 1919. Depuis près de 80 ans la Marque accompagne les grands mouvements de Société, dans ses courants les plus divers, dans ses événements les plus quotidiens, dans ses rêves les plus fous.

Visionnaire aux méthodes révolutionnaires, André Citroën est sans conteste l'une des grandes figures du début du vingtième siècle. Audacieux, intuitif, en avance sur son temps, doué d'un sens étonnant pour la communication, cet homme hors du commun, épris d'action et d'aventure a été au rendez-vous sinon à l'origine des progrès sociaux, économiques, technologiques et culturels de son époque. A la fin des années 20, le grand patron qu'il était a construit un remarquable empire industriel et inventé, pour vendre ses voitures, le commerce moderne de l'automobile, l'après-vente et bien d'autres services.


Fils d'un diamantaire hollandais, Lévie Citroën, et d'une polonaise, Macha Kleinan, André Gustave Citroën est né le 5 février 1878 à Paris.

Orphelin de père à six ans, André Gustave est élevé par sa mère qui reprend l'affaire de négoce de diamants et de perles fines.
Le 1er octobre 1885, il entre en 9è C au lycée Condorcet. A son inscription, un tréma est ajouté sur le "e" de son patronyme.

Il a dix ans lorsqu'il découvre Jules Verne dont il devient un lecteur assidu. Il puise dans son oeuvre les grands principes qui seront les siens tout au long de sa vie : l'esprit de découverte, le sens de la compétition, le merveilleux scientifique, la recherche permanente du progrès.
L'édification de la Tour Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 est le second événement qui décidera de l'orientation du jeune adolescent. Il sera ingénieur.



En 1898, il entre à Polytechnique. Il a vingt ans. Il en sort en 1900. Il pressent déjà que ce début du vingtième siècle sera l'époque de tous les défis industriels. Et il compte bien en relever quelques uns...

A vingt-deux ans, lors d'un voyage en Pologne, André Citroën découvre par hasard un procédé de taille des engrenages en forme de chevron. Aussitôt, il comprend ce que ce procédé, transposé à l'acier, ouvre comme possibilités et en achète le brevet. C'est le début de l'une des plus grandes aventures industrielles des temps modernes.

André Citroën est impatient de nature. En 1902, il mise tout ce qu'il possède sur sa découverte polonaise : les chevrons. En 1906, les automobiles Mors, célèbres pour avoir battu au début du siècle des records de vitesse, le nomme administrateur directeur général. André Citroën réorganise les ateliers et définit de nouveaux modèles. En 10 ans, il fait doubler la production annuelle de Mors.

En 1912, déménagement au 31 quai de Grenelle de la société en commandite simple des engrenages Citroën-Hinstin qui devient alors la société anonyme des engrenages Citroën.
André Citroën devient également Président de la chambre syndicale de l'automobile. La même année, lors d'un voyage aux Etats-Unis, il visite les usines Henry Ford et observe avec attention l'organisation des ateliers.

Le 27 mai 1914, il épouse Georgina Bingen, fille d'un banquier génois.

Deux mois plus tard, c'est la guerre. André est capitaine dans le 2ème régiment d'artillerie lourde de la 4ème armée. On manque d'obus. André Citroën propose au ministère de la guerre de fabriquer dans un délai de trois à quatre mois de 5 000 à 10 000 obus Shrapnel par jour. Il installe une nouvelle usine ultra moderne sur 15 hectares dans le quartier de Javel. Les méthodes de production sont celles établies par Frederick Taylor. Le 11 novembre 1918, l'usine Citroën a fabriqué plus de vingt-quatre millions d'obus.
Ses formidables capacités de meneur d'hommes et d'organisation lui valent d'être appelé fréquemment par le gouvernement. En 1917, il réorganise le ravitaillement des usines de guerre ou encore organise les services postaux militaires. En 1918, il fera distribuer en vingt quatre heures les cartes de pain dans la région parisienne.

Traction



La guerre finie, l'usine de Javel est reconvertie. On y fabriquera une automobile d'un modèle unique et, pour la première fois en Europe, en grande série afin d'en réduire le prix et de la rendre accessible à un plus grand nombre. L'usine est un modèle d'organisation. Elle est dotée d'équipements sociaux d'avant-garde.

Pourtant, hormis ses usines, André Citroën ne possède rien. Il loue son appartement comme il loue la villa 'les Abeilles' depuis 1923 pour les vacances à Deauville. L'argent ne l'intéresse pas personnellement; c'est seulement le moyen de ses actions.

Au début des années 30, il aura réalisé la plupart de ses rêves de grand conquérant industriel. Cependant, la crise économique ne l'épargne pas. En 1934, les banques ne suivent plus, les échéances sont difficiles, les frères Michelin prennent une participation dans les usines Citroën puis à la demande des banques, la gestion. Son nouveau défi, le lancement de la Traction avant ne le sauvera pas de la faillite.

Malade d'un cancer, André Citroën meurt le 3 Juillet 1935. Il repose au cimetière du Montparnasse.

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